Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 16:25

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DUCKOCRACY BY MIT JAI INN @ TOOT YUNG GALLERY DUCKOCRACY par Mit Jai, installation éphémère pour stimuler le dialogue politique

Jeudi 7 avril 2011 à partir 22 heures - avant-première de l'installation.

Dimanche 10 avril 2011 à partir 18 heures - Autour de l'installation, lecture de poésie, slam et musique expérimentale, art culinaire social.

La Toot Yung Gallery est fière d'être le théâtre de Duckocracy, Mit Jai Inn, du 7 au 10 avril 2011.

Traçant un parallèle entre son installation humoristique et satirique et le système politique de la Thaïlande, Mit Jai Inn vise à ouvrir le dialogue de l'engagement des artistes thaïs vers le désordre politique thaïlandais et la construction de la société. Nourrissant et élevant un grand nombre de canards pendant plusieurs semaines, Mit Jai Inn s'est interrogé sur le système politique actuel en Thaïlande. Inspiré par les livres de Conrad Lorenz, il a remarqué que les canards peuvent être éduqués à peu près n'importe quoi, il suffit de placer la bonne information dans son cerveau au bon moment de sa vie. Ses lectures et observations l'ont amené à penser que les Thaïlandais ont été traités comme des canards par le pouvoir en place et, par conséquent, agissent comme des canards ! Inspiré aussi par le livre très influent de George Orwell, La ferme des animaux, Mit Jai Inn décidé de construire une installation allégorique reflétant la société thaïlandaise, les personnes et le système en place. L'installation de Mit Jai Inn n'est pas une fin en soi, mais sert plutôt à dérouler un nœud plus complexe des préoccupations sur la façon dont la population thaïlandaise et surtout les artistes eux-mêmes s'engagent dans la situation politique actuelle en Thaïlande. C'est une invitation à tous (et avec des opinions différentes sur les questions réelles politiques en Thaïlande) de se réunir et de parler ouvertement. Cette installation éphémère sera le théâtre des poètes, des musiciens et des artistes culinaires pour développer des idées pour un meilleur système social et politique en Thaïlande.

Horaire et détails:

7 avril 2011 à partir 22 heures: Avant-première de l'installation "Duckocracy" par Mit Jai Inn

10 avril 2011 à partir 18 heures: Lecture de poésie par des auteurs et poètes Thaïs

Expérience culinaire, artistique et sociale.

Slam & musique expérimentale par Lionel Scherer ( France ) & B i r d To Propeller ( Thai )

Abstract Music par Allessandro Stone Aresta

De plus amples informations :

Myrtille Tibarenc - TOOT YUNG GALERIE - www.tootyunggallery.com

19 Pratchatipathai Road 10200 B a n g k o k Phra Nakoan Tél : 66 (0) 849 14 54 99 - mail : tibayrenc@yahoo.fr

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DUCKOCRACY by Mit Jai Inn Ephemeral installation to stimulate political dialogues

Thursday April 7th 2011 starting 10pm - Sneak preview of the installation.

Sunday 10th starting 6pm - Around the installation, poetry reading, slam and experimental music, culinary social art.

The Toot Yung Gallery is proud to be the scene of Mit Jai Inn’s Duckocracy from the 7th to 10th of April 2011.

Implying a parallel between his humorous and satirical installation and Thailand’s political system, Mit Jai Inn aims to open the dialogue of the engagement of Thai artists towards the Thai political disorder and the construction of the society. Feeding and raising a large number of ducks for several weeks, Mit Jai Inn questioned himself about the present political system in Thailand. Following books by Conrad Lorenz, he noticed that ducks can be educated to almost anything; you just have to place the correct information in its brain at the right time of his life. His readings and observations led him to think that Thai people were treated as ducks by the power in place and hence, acted as ducks!  Inspired by the very influential book by George Orwell, The animal farm, Mit Jai Inn decided to build an allegorical installation reflecting Thailand’s society, people and power system.

Mit Jai Inn’s installation is not an end to itself but rather serves to unfold a more complex knot of concerns about how Thai people and especially artists engage themselves towards the current political situation in Thailand.  It is an invitation for all (and with different opinions on the actual political issues in Thailand) to gather and talk openly. This ephemeral installation will be the scene for poets, musicians and culinary artists to develop ideas for a better social and political system in Thailand.

Schedule and details:

7th April 2011 starting 10pm:

Sneak preview of the installation “Duckocracy” by Mit Jai Inn

10th April 2011 starting 6pm:

Poetry reading by:

1.      แก้วตา ธัมอิน
2. . ปิยะชาติ จองทอง
3.      อโลชา เวียงพงศ์
4.      ชัชชล อัจนากิตติ
5.      อาณัติ  แสนโท
6.      สุเจน กรรพฤทธิ์
7.      พันธ์ศักดิ์ ศรีเทพ


Culinary social art experiment by: กฤช เหลือละมัย
 
Slam and experimental music by Lionel Scherer (French) & Bird To Propeller (Thai)

Abstract music by Alessandro Stone Aresta (Italy)

Further information:


Myrtille Tibayrenc

TOOT YUNG GALLERY - www.tootyunggallery.com
19 Prachathipatai Rd. 10200 Phra Nakon Bangkok Thailand
Tel: 66(0)849145499 - mail: tibayrenc@yahoo.fr

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Par de la frontière
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Lundi 22 novembre 2010 1 22 /11 /Nov /2010 14:47

flyer der lionel

Par de la frontière
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 13:41

Shir-in par la Cie de La Frontière

Au commencement est la parole. Parole de griots peut-être, longue psalmodie accompagnée de ruissellement de cailloux, de gri-gri… Flot mémorial des évènements et des êtres…

Face à la scène déserte, la tête instinctivement se tourne vers la présence invisible d’un continent.

Cérémonie initiatique, dans des vapeurs d’encens ou de souffre, le peintre trace des lignes, des points, sur le buste nu et la tête rasée du comédien comme des signes rituels de kaolin, puis disparaît derrière l’écran de papier. Devant, un soleil de couleurs mêlées cerne le corps redressé, immobile, se resserre autour du plexus où il se perd. Magie. Intériorité.

Au dos de l’écran translucide, le peintre trace de larges bandes blanches verticales, puis horizontales quadrillage qui tisse l’espace de plus en plus resserré jusqu’au recouvrement. Les mains du peintre décomposent les rythmes de la guitare électrique, en griffures à quatre doigts ou en en à-plats d’amples volutes. Ecritures sans mot, graffitis de sensations, sur lesquels se superpose la danse de l’ombre du peintre en action.

Le beau texte, réquisitoire et rêve est « gueuleur de mot » comme il se désigne, lui bouge à peine aux pulsations musicales.

            Il parle de la langue. Langue de chair intime du baiser, langue d’Eros. Mais aussi la langue des mots, déchiquetée par la fausse urgence du temps, des abréviations, des SMS, où se perdent les racines et le sens. Le minimalisme, la vulgarité assassine : une nouvelle langue sans mémoire, qui s’inscrit dans le virtuel, se défait de toute trace. Langue trahie, langue mensonge, celle de tous les pouvoirs de la politique ou de l’argent.

Aux pleins et aux déliés noirs du langage pictural qui s’écrit à travers l’écran, se superposent les images projetées du monde. Des jardins exotiques, la nature, les rues aux foules anonymes, le corps suspendu de l’acrobate qui tourne en l’air lentement, celui au sol de quelque derviche dont le comédien reprend un court instant le mouvement…

Il parle du fleuve. Et se profile le vol d’oiseaux noirs et la longue barque paisible d’un pêcheur d’un autre continent. Mais aussi fugitivement, un vieux couple qui tente d’avancer dans une eau en crue, images contradictoires de l’eau qu’accompagne la guitare, continue sur deux notes et musique répétitive comme ces vagues douces dans le soleil bas.

Il parle du monde où se perd l’humanité. Des jets de fumée par moment effacent la scène. Auschwitz. Sur l’écran, les rails de l’arrivée au camp…En négatif, d’énormes pylônes électriques…La matière, noire et mouvante comme des nuages lourds d’orage dans un ciel en feu, se fond dans les spirales de la peinture noire où s’engouffre la parole du désastre.

Il dit le corps comme contre-pouvoir des Pouvoirs. Et aussi : « Je fais confiance au merveilleux ».Longue route blanche et droite tranchant en son milieu un désert ocre-rouge. Les projections se font de plus en plus abstraites, colorées, vibrantes. Derrière l’écran, les petits ronds de lumières des lampes accrochées aux poignets du peintre courent comme des feux follets.

Il dit Antonin Arthaud à Rodez, l’évocation du désastre ou bien l’évocation des relations rêvées sans enjeu entre les hommes, par lesquelles les humains vivraient ensemble et heureux.

Puis-je le dire ? J’aimerais revoir, entendre Shir-in, à voix ténue comme une confidence, un dialogue intime, qui s’enflerait dans l’évocation de l’inacceptable, jusqu’à la parole gueulée et la musique assourdissante. Et qui parfois ferait totalement, longuement silence pour laisser entrer en nous les images du monde, arbres, trains de la mort, visages d’ailleurs, couleurs qui se fondent, avec, au-delà du miroir, la main du peintre traçant du blanc au noir, les mouvements de l’âme.

Geneviève Brun

Par DE LA FRONTIERE
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 13:19


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 MIDI LIBRE, édition du 31 janvier 2010





Petit Carré d'Art, SHIR-IN, Un spectacle apprécié par les initiés

Vendredi soir, les habitués du Petit Carré d'Art, venaient tout juste de s'installer confortablement que, déjà, des senteurs étranges mêlées d'encens et d'autres essences se diffusaient comme un premier rituel dans ce havre culturel. Avant toute parole, le ton était donné. Un homme en transparence : la scène était plantée. Gestuelle vaudou, des peintures corporelles : le dépaysement assuré et la curiosité attisée. L'envie d'en savoir plus, et la crainte de se laisser guider vers ce que le spectacle Shir-in, de Lionel Scherer, allait nous donner à voir, à vivre, à ressentir.

Entre performance plastique sur grand écran et vidéo en fond de scène, mots et phrases déclamés en slam inspirés des "pointures" tels Léo Ferré ou encore Jacques Higelin, les spectateurs se sont laissés entraîner dans ce "voyage habité" rythmé et ponctué par les accords de la guitare électrique.

Encore une fois, la programmation municipale n'a pas failli au thème de l'errance qu'elle s'est fixée. Et le spectateur, pour peu qu'il ait été déjà initié par les précédents rendez-vous que l'art contemporain donne à recevoir, n'en est pas moins sorti l'esprit vide de toute réflexion, mais riche de nombre de sensations, cherchant des mots pour dire, pour traduire ses ressentis, pour évacuer toute l'énergie transmise par la Cie de la Frontière... entre célébration à la vie, à l'amour et exorcisme pour se libérer de toutes les influences,de tous les maux. B. V.

Par DE LA FRONTIERE
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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 16:26

de la frontière
résidence de création SHIR-IN du 23 au 29 janvier 2010 + spectacle le vendredi 29 janvier à 20 H 30
LE PETIT CARRE D'ART, SAINT AFFRIQUE (12)
à l'invitation de a2 (arts croisés)

Conception, textes, voix : Lionel Scherer
Conception, peinture, scénographie : Jean François Marc
Musicien, composition : Pascal Ferrari
Lumières, VJ ing : Fabrice Duhamel


affiche saint affrique



Par DE LA FRONTIERE
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