Shira : (hébreu), poème, chant.
Shrine : (yoruba), temple vaudou dédié à une divinité, un esprit, une puissance occulte. Nom du club du musicien Fela Kuti à
Lagos, Nigeria.
In : (anglais), dedans, à l'intérieur, dans, en, à, chez, au bout de.
SHIR-IN est une performance/spectacle pluridisciplinaire mêlant peinture (action et body painting), vidéo, musique, slam poésie. Un corps
mouvement à la croisée des écritures.
Equipe artistique :
Conception, voix, textes, vidéo : Lionel Scherer
Conception, peinture, scénographie, vidéo : Jean François Marc
Musicien-compositeur : Pascal Ferrari
Régie générale, création vidéo : Fabrice Duhamel
Production :
de la frontière
SHIR-IN est une célébration, un voyage habité.
Performance, théâtre, concert rock poétique avec prédicateur, musicien et peintre « possédés » sur scène ?
Nous parlerons d’un concert ritualisé, dont l’écriture transversale se noue entre Slam, musique, vidéo et peinture en direct.
Le verbe est vif, cru, urgent et contemporain, l’énergie rock expérimentale, la musique mêlée de sources documentaires, la vision-peinture inspirée de
l’abstraction gestuelle et de l'expressionnisme, en écho vidéo.
Des traces de vaudou, le fantôme de Fela Kuti qui aurait rencontré Léo Ferré, un geste politique entre tension et beauté.
Un bazar sacré, un mouvement organique, une pulsation universelle à l’image de la vie et de ses questionnements, des hauts, des bas, de fortes intensités et des
silences éloquents, entre rituels chorégraphiés, peinture musique puissance passage, provocation verbale de textes offerts par les voyages, les détours obligés et le ressenti politique, pour
diffracter le codage de notre perception du monde.
Ici prophètes, sorciers blancs, coutumiers du passage, harangueur de foule, utilisent des codes quasi « religieux », inventent leur propre rituel au
service de la critique comme du lyrisme, sur une trame musicale et textuelle qui laisse une part (belle) à l’improvisation, la visitation, le hasard.
La forme « transgenres » adoptée cherche le dépassement, l'entre deux, l'interstice, l’indicible, le révélé et le caché.
« Nous traitons d'image, d'images animées, d'invention, du grand cinéma qu'est la VIE et vice(s)-versa, de lumière, de frères, de fraternité, de l'Eden,
de l'enfer et du paradis, du péché originel, d'apocalypse, de tentation, de pouvoir de vertu et de sexe, de mensonge, de façade, de la vérité de toute chose et des faux-semblants. Nous
convoquons Dieu, le voyage, l'intemporel et défions les ignorants.
Nous faisons acte de pénitence, bleue ou blanche, de résistance, caressant toutes les chapelles, engouffrés dans le train fantôme de l'existence, aux néons de
l'illusion. La mer s'ouvre, nous convoquons les puissances vaudoues de l'eau, Mamie Wata, nous sommes entourés de sirènes, mais nous sommes les seuls à les voir. Il s'agit encore du tout sur le
tout, universel et anecdotique, autobiographique et magique, d'ici et d'ailleurs, de l'instantané et de l'éternité, de certitudes qui se délitent juste après, de nous-même et des anciens, pour
nous, pour toi, pour moi, pour eux, pour le rouge et la beauté de toi, pour le feu qui brûle encore dans les yeux des vieux. »
Lionel Scherer
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